Après la fête

Dans le Paris d'aujourd'hui, Raphaëlle et Antoine s'aiment, se séparent, se retrouvent... pour mieux se séparer et s'engouffrer dans l'âge adulte. En quête de sens, ils ont du mal à trouver leurs repères. Un premier roman d'une grâce absolue. Une écriture éblouissante et sensorielle. La force d'un roman générationnel.Ils se sont connus à l'université et aiment se retrouver. Le temps est aux discussions intenses et à la fête. Jusqu'au jour où, insidieusement, ils arrivent à ce moment de transition, de bascule entre les études et le monde du travail. De rupture aussi. Après la fête saisit cet instant, celui de la fin de l'insouciance, quand les amis s'éloignent et que les premières amours se tarissent. Même celles de Raphaëlle et Antoine. Tous deux habitent le quartier de Château-Rouge, à Paris. Elle est issue de la petite bourgeoisie, lui vient de la cité. Elle trouve rapidement du travail quand le chemin se fait pour lui plus épineux...Et la réalité se rappelle soudain à eux. Comment faire alors pour que la vie, toujours, reste une fête ? D'une écriture poétique, Lola Nicolle prend le pouls d'une époque, d'un âge aussi et livre un texte fort, générationnel. La grâce de l'amitié n'est jamais loin, celle des livres non plus. " Tout était devenu lumineux, fluide. Les nuits semblaient claires et débordaient de sons merveilleusement électroniques. Nous allions en club. Nous écoutions de vieilles chansons, celles de Niagara, celles des Rita Mitsouko – lorsque tu entendais Marcia Baila tu te précipitais vers moi : C'est une chanson tellement triste, personne n'écoute jamais les paroles, mais ça parle d'une fille qui a un cancer. Tu le savais ? Et tu me prenais la main pour que nous dansions ensemble, comme pour conjurer le sort et éloigner le malheur de la maladie qui rôdait trop souvent autour de ta maison. La scène se répétait à chaque soirée. À mesure que le taux d'alcoolémie augmentait, la playlist se révélait de plus en plus nostalgique. Marcia Baila arrivait toujours au moment de rupture, où, titubant, tu pouvais abandonner ces minuscules émotions dans le puits d'une nuit qui paraissait ne pas trouver sa fin. "